Les implants mammaires sont utilisés à visée esthétique ou reconstructrice. Cependant, la surveillance radiologique est essentielle pour assurer la détection précoce principalement des ruptures. Voyons ensemble les méthodes et les enjeux de cette surveillance médicale.
Surveillance radiologique des implants mammaires : une nécessité face à leur usure
Lors des mouvements du corps, les implants subissent des frottements et qui dit frottements dit usure et donc changement. Les implants mammaires, qu’ils soient remplis de solution saline ou de gel de silicone, peuvent être sujets à des ruptures.
La manifestation de cette rupture sera par contre différente. En cas d’implants remplis d’eau, la prothèse va se dégonfler et perdre son volume immédiatement alors qu’en cas de prothèses remplies de gel de silicone, le diagnostic est plus difficile et se manifeste par une déformation lente.
Les examens radiologiques peuvent mettre en évidence des plis qui ne sont pas pathologiques mais qui peuvent être inconfortables et inesthétique. Ils peuvent être le lieu d’une usure plus rapide.
La contracture capsulaire ou coque périprothétique peut, elle aussi être évaluée. Elle correspond au durcissement de l’enveloppe périprothétique autour de l’implant, pouvant entraîner gêne et douleur et correspondant à une forte réaction à la présence de l’implant.
La surveillance radiologique permet de diagnostiquer ces complications précocement, souvent avant même que la patiente ne ressente des symptômes.
Les méthodes de surveillance radiologique
Différentes techniques d’imagerie sont utilisées selon les besoins :
- La mammographie : principalement utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du sein, elle permet également d’évaluer l’état des implants. Cependant, elle n’est pas toujours idéale pour détecter les ruptures, notamment en raison de la compression de la poitrine.
- L’échographie : Cette méthode est souvent le premier choix pour évaluer les implants, car elle est non invasive et ne nécessite pas de radiation. Elle est recommandée tous les 2 ans les 6 premières années puis tous les ans par la suite.
- L’imagerie par résonance magnétique (IRM) : recommandée comme méthode de référence pour détecter les ruptures des implants, l’IRM offre une visualisation détaillée et précise. Les autorités sanitaires, telles que la FDA, conseillent une IRM tous les 5 à 10 ans après la pose d’implants si doute à l’échographie.
La surveillance régulière est donc cruciale pour rassurer les patientes et prévenir d’éventuelles complications sur le long terme dues aux ruptures. Elle permet également ainsi une prise de décision éclairée sur le remplacement des implants si nécessaire.
Une évaluation globale de la glande mammaire est réalisée dans le même temps intéressantes notamment chez les patientes à risque de cancer du sein. En France, les recommandations médicales évoluent pour encourager un suivi personnalisé, tenant compte de l’âge de la patiente, de l’ancienneté des implants, et de ses antécédents médicaux.
Des initiatives pour améliorer l’accès à des examens radiologiques adaptés sont en cours, notamment en facilitant les IRM pour les patientes porteuses d’ implants en silicone. Une meilleure formation des radiologues à l’interprétation des images d’implants mammaires est également cruciale.
La surveillance radiologique des implants mammaires est un pilier fondamental pour garantir la sécurité et le bien-être des patientes. En sensibilisant davantage à son importance et en optimisant les techniques d’imagerie, les professionnels de santé contribuent à une prise en charge proactive et sécurisante.
Pour bénéficier d’un suivi adapté et obtenir plus d’informations, n’hésitez pas à contacter le Dr Rousvoal.